
Room To Grow
Boissevain, Manitoba
Téléphone : (204) 534-2303
C.P. 478, Boissevain (Manitoba) R0K 0E0
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Magdalene et moi (David) sommes devenus les gardiens de ce petit coin
de paradis en 1985, en grattant tous nos fonds de tiroirs. Ses parents,
comme les miens, nous ont regardés étrangement et demandé,
« comment allez-vous faire pour gagner votre vie sur un quart
de section de buissons ? » Le père de Maggie avait
été un professeur à temps plein et un fermier à
mi-temps dans la plaine riche du nord de Saskatoon et mes parents avaient
cultivé dans les prairies vallonnées au nord des Turtle
Mountains. Mais lorsque nous avons marché sur cette terre et rêvé
de l'endroit où nous construirions notre maison, la question de
la façon dont nous allions gagner notre vie n'était vraiment
pas prioritaire. Tout ce que nous avons alors vu était un endroit
où nous pourrions faire notre foyer, élever une famille
et apprendre comment coopérer avec la nature qui nous entourait.
Nous tirons maintenant une bonne partie de notre revenu de cette terre.
Magdalene aime beaucoup participer à la vie de l'école locale
en tant que professeur. Je préfère travailler à la
maison. Bâtir un foyer heureux et sain est notre priorité.
Nous sommes, pour l'instant, satisfaits de savoir comment nous pourrions
tirer encore plus de revenus de notre terre si nous choisissions d'en
faire notre priorité.
Nos serres
Nous
cultivons surtout des plants de fines herbes, de légumes et de
fleurs vivaces ornementales que nous vendons le printemps aux jardiniers.
Nous avons mis au point un système de culture unique reposant sur
notre propre compost et purin de compost. Nos méthodes de lutte
contre les insectes et les maladies ont également beaucoup évolué.
Je suis très satisfait de la méthode de culture (reproduction
effectuée surtout au moyen de semences et par la division des racines)
que nous avons développée au fil des années. L'apprentissage
a été quelque peu laborieux et douloureux parfois, car nous
n'avions aucun mentor à proximité, que nous aurions pu consulter.
Cependant, nous avons maintenant une méthode de culture basée
sur les conditions et les ressources locales.
Sur la ferme Room To Grow, nous nous distinguons de la façon
suivante :
- Nous nous spécialisons en une diversité de plantes
médicinales et fines herbes culinaires. Je préférerais
me concentrer là dedans et développer les 80 à
100 variétés d'herbe que nous nous cultivons maintenant.
Nous cultivons également une bonne variété de légumes
à pollinisation libre, de certaines fleurs vivaces indigènes
et de quelques variétés de caissettes de fleurs annuelles.
On peut trouver la liste entière de nos produits sur notre site
Web - www.roomtogrow.info.
- Nous sommes la seule serre commerciale du Manitoba qui offre des
plants biologiques certifiés, depuis 1994. Nous sommes certifiés
par Organic Producers Association of Manitoba (association des producteurs
bio du Manitoba.)
- · Nous fabriquons notre propre mélange de terreau en
utilisant, pour la plupart, des ingrédients locaux. (Les mélanges
de terreau commerciaux contiennent des agents mouillants qui ne sont
pas acceptables pour les producteurs biologiques.) Nous utilisons du
compost (fait à partir de notre fumier de cheval et de résidus
végétaux), de l'anas de lin (la « paille »,
les résidus de la production du lin), de la mousse de la tourbe
du Manitoba et du sable local.
-
Nous
effectuons nos activités professionnelles à partir de
notre propriété de Turtle Montain, de sorte que nous puissions
avoir une vie de famille assez équilibrée (en autant que
cela soit possible avec quatre adolescents). Notre situation géographique
nous permet de nous chauffer avec du bois que nous prélevons
dans la forêt de peuplier qui nous entoure.
Je vous ferai découvrir plus en détail nos méthodes
culturales. Si vous souhaitez faire une visite moins détaillée,
n'hésitez pas à descendre directement jusqu'à l'entête
« Maison d'invités ».
Le compost. Pendant
tout l'hiver, nous nourrissons nos deux chevaux (Solstice et Tecumseh)
avec du foin produit par notre voisin. Au printemps, je fabrique un andain
avec le fumier, le foin piétiné et les refus, en ajoutant
tous les déchets de cuisine et les résidus végétaux
que nous avons ramassés, à l'aide de notre tracteur. Jusqu'à
il y a quelques années, je pouvais fabriquer l'andain et le retourner
à la main, avec l'aide de travailleurs bénévoles
intéressés à travailler sur une ferme biologique.
L'andain frais atteint maintenant de deux à trois mètres
de large, environ deux
mètres de haut et dix mètres de long. Notre thermomètre
à compost (disponible dans plupart des centres-jardin) m'aide à
suivre la température au milieu de l'andain. Lorsqu'elle atteint
140 degrés à au moins deux endroits, je retourne l'andain
avec le tracteur. La température de l'andain doit atteindre au
moins 120 degrés pour que la plupart des graines de mauvaises herbes
soient détruites, mais si elle atteint plus de 140 degrés,
les nutriments commencent à se consumer. On peut le voir quand
les endroits trop chauds deviennent gris, un signe qui ne trompe pas que
notre compost perd de la vitalité. En général, je
finis par retourner l'andain environ 6 fois jusqu'à ce qu'il refroidisse
et se transforme en un tas de matière fibreuse de qualité.
Comme je fabrique les andains juste après la fonte des neiges dans
un endroit partiellement ombragé et à l'abri, j'ai constaté
que je n'ai pas besoin d'y ajouter de l'eau. Je tamise le compost à
l'automne ou au début du printemps à l'aide d'un treillis
d'un demi-pouce. Le seul mauvais côté que je vois à
l'utilisation de notre compost est que nous nous retrouvons avec beaucoup
de mauvaises herbes dans la serre quand nous ne parvenons pas à
les détruire suffisamment au cours du processus de compostage.
Le processus se fonctionne mieux certaines années que d'autres.
Le terreau de culture. Nous
avons fait du compost de résidus végétaux et nous
avons déjà utilisé du fumier de porc, de poulet et
de chèvre dans des combinaisons diverses de ces éléments
dans nos andains de compost. Pour la culture en serre, je trouve que le
compost de fumier de cheval est parfait parce qu'il est très fibreux
et disponible, et contient un bon équilibre des nutriments dont
nous avons besoin. Nous mélangeons le compost avec du sable local
(que nous tamisons au travers une passoire de ¼ de pouce), de la
mousse de tourbe du Manitoba et de l'anas de lin (un sous-produit de la
production du lin). Nous faisons le mélange à la main dans
une boîte à tamiser et à mélanger conçue
pour la serre.
Le purin de compost. Quand
nous transplantons dans le terreau de culture (processus qui commence
à la fin mars) nous faisons tremper les plantules dans une solution
de purin de compost. Nous fabriquons ce purin de compost en mettant environ
15 litres (4 gallons) de compost dans un sac à grain et en le suspendant
dans une poubelle de plastique ou un baril de 75 litres. Nous le laissons
tremper pendant 24 heures avant de retirer le sac. Ensuite, nous attendons
quelques heures avant d'employer ce purin. J'emploie habituellement le
purin directement si je dois traiter la fonte des semis dans la chambre
de germination, ou dilué un pour un dans le plateau de trempage,
ou encore à une dilution de deux parties d'eau pour une partie
de purin pour fertiliser les plants en les arrosant, plus tard pendant
le processus de croissance. À mon avis, le purin devrait être
employé à l'intérieur de quelques jours à
moins qu'il puisse être gardé au frais.
Je ne peux apporter de données scientifiques pour prouver la valeur
du purin de compost, mais le site Web de Soil Soup en contient un certain
nombre. Cependant, j'ai personnellement constaté que je n'ai plus
besoin d'utiliser quelque autre fertilisant que ce soit pendant le processus
de croissance. J'avais l'habitude d'utiliser des produits à base
d'émulsion de poissons et de varech. Le compost et le purin de
compost suffisent maintenant. Les plants conservent leur couleur et leur
vigueur jusqu'à la fin juin.
Les insectes font partie de nous. Au cours des 9 dernières
années, nous n'avons eu que très peu de problèmes
d'insectes dans nos serres. Cela ne nous surprend pas étant donné
que nous cultivons une telle diversité de plantes dans nos serres
chaudes que les insectes qui aiment un type de plantes précis doivent
tolérer des espèces de plantes qu'ils n'apprécient
pas autant. Nous n'utilisons aucun insecticide (sauf un peu de savon insecticide
parfois, en cas d'infestation grave par les pucerons). Ainsi
nous nuisons rarement à la population d'insecte utile présente
dans la serre. Par temps chaud, nous laissons les portes grandes ouvertes
pour que tous les insectes qui le souhaitent puissent nous rendre visite,
et nous n'avons presque jamais de visiteurs indésirables. Et, comme
je l'ai mentionné plutôt, nous essayons de ne pas trop mettre
d'azote dans notre terreau de culture, ce qui donne aux plantes plus de
ressources pour combattre les insectes et les maladies. De récentes
études prouvent qu'il est nécessaire que les plantes soient
un peu menacées par les insectes pour qu'elles puissent produire
les antioxydants dont nous avons besoin pour lutter contre les maladies
qui nous menacent. Lorsque nous employons des pesticides dans nos cultures,
nous obtenons peut-être des récoltes plus productives, mais
nous souffrons davantage de maladie en raison de cela. C'est pourquoi
nous considérons les insectes comme nos alliés, la plupart
du temps.
Défis
Notre défi le plus grand demeure la mise en marché,
étant donné que nous habitons à trois heures des
habitants de Winnipeg, qui apprécient le caractère distinct
de nos plantes. Nous sommes encouragés par l'ampleur que prend
le marché des plantes de jardinage en général, et
celui des plantes biologiques en particulier. Mais nous préférerions
dépendre
de gens qui ont accès à nos serres à une distance
raisonnable. La question qui me hante le plus souvent, ces temps-ci est :
Avec l'espace limité de nos serres et le peu de temps que nous
pouvons consacrer à cette partie de nos entreprises, devrais-je
cultiver plus de plantes ornementales annuelles préférées
par les acheteurs locaux, ou dois-je m'en tenir à mes préférences
personnelles de cultiver des plantes médicinales et des fines herbes
qui sont recherchées par des clients qui sont, pour la plupart,
à Winnipeg. Jusqu'à maintenant, je tiens à produire
davantage de plantes que j'aime cultiver tout en tentant de convaincre
les marchés de se rendre jusqu'à nous.
Nous chauffons les serres (200
pieds carrés rattachés à notre maison comme serre
de démarrage et 1 200 pieds carrés de serre indépendante
en polythène double situés à 100 pieds de la maison)
uniquement avec du bois de peuplier que nous prélevons sur notre
propriété et celle de nos voisins. Nous aimerions modifier
la conception de la serre afin d'y stocker davantage de la chaleur du
jour dans ces récipients d'eau afin d'avoir besoin de moins de
bois. Notre consommation est difficile à estimer étant donné
que nous chauffons les serres, notre maison et la maison de paille à
l'aide d'un système de chaudière au bois externe, mais je
dirais que nous brûlons 20 cordes de bois pour chauffer les serres
du début de mars jusqu'à la fin d'avril. Cela me semble
beaucoup, mais le chauffage d'une serre au Manitoba est une activité
extrême. Nous devons mettre notre technique au point et investir
en argent et en main-d'oeuvre pour améliorer notre système.
Faites-nous part de vos idées.
Rafraîchir les serres est difficile, encore à cause
de leur mauvaise conception. Quand nous recouvrirons les serres cette
année ou l'année prochaine, nous ajouterons des ouvertures
d'aération en bas et au sommet pour permettre aux courants d'air
frais de circuler. En ce moment, elles sont uniquement munies de portes
aux deux extrémités et d'un ventilateur d'évacuation
pour faire circuler l'air.
Notre eau n'est pas idéale pour la production en serre,
étant donné qu'elle provient d'un puits profond et est riche
en minéraux. Nous sommes à la recherche de façon
de pomper de l'eau de notre barrage de conservation de l'eau ou recueillir
davantage d'eau provenant de la fonte des neiges, ou encore de creuser
un puits moins profond. Certaines personnes de notre région ont
trouvé de l'eau, moins abondante mais plus douce, plus près
à la surface.
J'aimerais
développer un terreau de croissance qui élimine totalement
la mousse de tourbe. Les tourbières prennent 1 000
années ou plus à se former. La serre, les pépinières
et les entreprises de paysagement puisent énormément dans
ces tourbières. Nous détruisons beaucoup de vie chaque année
quand nous encourageons cette dépendance. Nous sommes arrivés
à supprimer graduellement la moitié de la mousse de tourbe
que nous utilisions il y a quelques années, en utilisant des anas
de lin dans notre mélange. La raison pour laquelle nous ne pouvons
éliminer complètement la mousse de tourbe pour le moment
est que les anas de lin mobilisent une part beaucoup plus importante de
l'azote du mélange que ne le fait la mousse de tourbe. Nous constatons
que l'anas doit vieillir sous la pluie et le soleil pendant une année
ou deux avant que nous puissions l'utiliser efficacement dans la serre.
Une fois que l'anas commence à se décomposer, il absorbe
mieux l'eau et épuise moins l'azote dans le substrat de croissance.
Enfin, nous voudrions réduire et, éventuellement, éliminer
le plastique que nous employons dans notre production et même
dans
la construction de la serre. Une fois que nous servirons un marché
plus local, nous pourrons entreprendre cette démarche. Actuellement,
nous utilisons de pots et de plateaux en plastique pour transporter les
plantes. Nous avons besoin également d'une légère
augmentation de nos revenus pour pouvoir nous permettre une serre de verre.
Pour ceux qui ont trouvé cette visite un peu pénible, je
vous présente mes excuses. Ma famille s'émerveille (est-ce
le bon mot ?) de voir à quel point je peux m'étendre
sur le sujet de la production biologique en serre. Ceux qui veulent en
savoir plus sont priés de me téléphoner ou de communiquer
avec moi par courriel. Je prodigue très généreusement
mes conseils gratuitement, mais je suis également ouvert à
l'idée d'enseigner ma méthode (telle que je la connais)
d'une manière plus systématique aux personnes intéressées
à prendre un arrangement contractuel.
Notre maison d'invités.
Vous vous demandez peut-être pourquoi nous incluons une maison
d'invités dans notre visite de ferme biologique. Lorsque nous avons
commencé à construire des bâtiments sur cette propriété,
nous avons ressenti l'influence curative de notre terre et des marais,
des plantes et de la faune qui s'y trouvent. Nous avons toujours eu envie
de partager cela avec ceux qui ont besoin de ce genre d'environnement
pour leur propre guérison. Je suis actif auprès du
Organic Food Council of Manitoba (conseil des aliments biologiques du
Manitoba),section régionale de la Canadian Organic Growers (www.cog.ca)
par l'entremise duquel nous essayons d'établir des ponts entre
les citoyens de la ville qui recherchent des aliments biologiques et les
producteurs qui oeuvrent à fournir des aliments de qualité
aux familles locales. Il semble normal que nous attirions des gens qui
recherchent un style de vie plus « biologique »
pour un séjour dans notre maison d'invités faite en paille
à partir de laquelle ils peuvent se balader dans la nature qui
nous entoure et créer des liens avec notre terre, notre famille
et notre façon de vivre. Appelons cela de l'éducation, de
l'autopromotion ou de l'ingéniosité à peine voilée.
Nous espérons que notre maison d'invités offre un gîte
provisoire accueillant aux personnes, familles ou de petits groupes qui
souhaitent se familiariser avec notre famille et la terre où nous
sommes bénis d'habiter jour après jour. L'annonce suivante,
écrite pour le guide provincial de voyage, pourrait vous aide à
saisir l'esprit des lieux.
« Nous avons été charmés par la magie
qui règne ici. Le temps s'est arrêté. Nous avons dormi,
lu, marché, mangé, chanté, joué du tambour,
nous nous sommes sali les pieds et nous avons ri jusqu'aux larmes. Linda
de Winnipeg, été 2002.
Laissez échappez un soupir de satisfaction lorsque vous relaxerez
dans le confort de notre maison d'invités faite en bottes de paille,
entourée d'une plantation de chênes de Turtle Mountain. Renforcez
votre lien avec la terre en explorant les sentiers de nos 160 acres de
vallons boisés. Régénérez votre esprit de
jeunesse dans notre étang alimenté par ces sources. Aiguisez
votre regard et reposez vos pieds en observant les canards, les sternes
et les castors à l'oeuvre dans les marais sauvages. Permettez à
nos chevaux, chiens et chats de vous toucher de leur amitié. Et
donnez un coup de main (si vous le souhaitez) dans notre jardin en cercle,
notre verger de pommes et de baies ou notre serre biologique certifiée.
Autres caractéristiques de notre terre et de notre mode de vie
qui peuvent intéresser nos visiteurs :
- Les pétroformes indigènes (formations de roche faites
par la main humaine) qui nous rappellent les époques culturelles
et historiques successives que nous avons traversées.
- Un étang de conservation que nous avons réclamé
des autorités locales pour aider à contrer l'assèchement
massif des terres humides que les prairies ont connu au cours des dernières
décennies.
- Les expériences que nous faisons avec l'énergie solaire.
Pendant les six premières années où nous vivions
ici, notre seule source d'électricité était nos
panneaux solaires et notre génératrice éolienne.
Nous sommes branchés au réseau électrique maintenant,
mais nous expérimentons toujours avec diverses façons
de produire notre propre énergie et avons hâte de revenir
à l'autosuffisance ou de contribuer et utiliser un réseau
local.·
- Notre toilette à compost maison, qui ne constitue habituellement
pas le premier centre d'intérêt de nos visiteurs. Nous
apprécions beaucoup lorsque les visiteurs participent à
nos activités.
- Nous faisons du sucre d'érable à partir de nos érables
du Manitoba. Nous avons produit six litres de ce merveilleux édulcorant
au printemps dernier, et nous avons l'intention d'en faire une activité
régulière de notre rituel de renaissance après
l'hiver.
Notre maison
Nous
essayons tout simplement de vivre aussi harmonieusement que possible notre
vie de famille dans notre coin de cette belle terre. Nous avons commencé
notre famille en Afrique (où nous avons travaillé pendant
huit années dans les années 80). Magdalene et moi sentons
le besoin d'être en harmonie avec la vie que nous avons connue là
bas : nous accordons la plus grande importance à notre vie
de famille, à limiter notre consommation et à trouver du
plaisir en compagnie des personnes qui croisent notre route. Il y a quelques
années, nous avons décidé de quitter notre coin de
pays et de découvrir le monde d'une manière plus délibérée.
Nous avons tout emballé dans un vieux camion de ¾ de tonne
avec roulotte, et nous avons voyagé en famille pendant 11 mois.
Nous avons fait le tour du continent nord-américain, traversé
le Mexique et nous sommes rendus aussi loin que le El Salvador. Notre
maison, pendant ce voyage, était petite, intime et simple. Et notre
famille s'est épanouie d'une manière merveilleuse. Nous
aimons la terre où nous vivons et nous aimons voyager. Pendant
les périodes où nous devons être à la maison,
nous aimons faire une place dans notre petit monde pour les voyageurs
et les chercheurs de paix.
Acceptez tous nos voeux de grâce et de joie.
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