
Capacité compétitive des cultivars de blé roux
de printemps de l’Ouest canadien en gestion biologique
H. E. Mason1, A. Navabi1, B. L. Frick2, J. T.
O’Donovan3 et D. M. Spaner1
Résumé
La concurrence des herbes adventices peut réduire les rendements
grainiers tant en gestion classique qu’en gestion biologique. On
compte la hauteur des plants, le tallage et une interception élevée
des rayonnements photosynthétiquement utilisables parmi les caractéristiques
susceptibles de contribuer à la capacité compétitive
des céréales. Les cultivars élaborés avant
l’apparition de l’agriculture moderne à hauts niveaux
d’intrants pourraient mieux convenir à des niveaux d’éléments
nutritifs plus faibles et à une plus grande compétition
de la part des mauvaises herbes.
Vingt-sept cultivars de blé tendre de printemps (Triticum
aestivum L.) représentant 114 années d’amélioration
du blé au Canada, ont été cultivés dans des
sites en gestion classique ou en gestion biologique dans le Centre-Nord
de l’Alberta sur une période de trois ans.
Les rendements moyens en gestion classique (ou conventionnelle) ont été
de 63 % supérieurs aux rendements en gestion biologique et, globalement,
la biomasse moyenne de l’ensemble des herbes adventices a été
notablement plus grande en gestion biologique. Une floraison et une maturité
plus hâtives ont joué un rôle plus important pour parvenir
à des rendements grainiers élevés dans les champs
biologiques comparativement aux champs en culture conventionnelle. Les
plus grands nombres d’épis/m-2 ont été associés
à des rendements accrus en gestion biologique, mais cela n’a
pas été le cas en gestion classique.
Dans les champs cultivés biologiquement, une hauteur de plants
accrue et une maturation hâtive se sont traduites par une réduction
de la biomasse des herbes adventices, tandis qu’une forte vigueur
de début de saison a été associée à
un rendement supérieur, à davantage d’épis/m-2 et à une biomasse d’adventices réduite.
Un idéotype compétitif de blé de printemps destiné
à la culture biologique dans les régions du Nord des Prairies
canadiennes devrait générer des plants plus hauts, avec
une rapide croissance de début de saison, une maturité hâtive
et un nombre élevé de talles fertiles.
Source
Crop Science (2007) 47:1167–1176
(1) Department of Agricultural, Food and Nutritional Science, University of Alberta, Edmonton, AB, Canada T6G 2P5
(2) Department of Plant Sciences, University of Saskatchewan, 51 Campus Dr., Saskatoon, SK, Canada S7N 5A8
(3) Agriculture and Agri-Food Canada, Lacombe Research Centre, 6000 C & E Trail, Lacombe, AB, Canada T4L 1W1
English
Publication : juillet 2008
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