
Transition d’une gestion avec labours intensifs à des systèmes
culturaux biologiques diversifiés et sans travail du sol
P. R. Miller, D. E. Buschen, C. A. Jones et J.
A. Holmes
Résumé
La transition vers des systèmes de gestion sans labours (ZL) et
biologiques (BIO) peut accroître la durabilité. Nos objectifs
étaient de comparer la productivité des cultures et les
bilans nutritifs du sol entre des systèmes diversifiés ZL
et BIO au Montana pendant une période transitoire.
Trois traitements ZL ont été conçus selon des rotations
de 4 ans, notamment : légumineuses alimentaires (lentilles [Lens
culinaris Medik.] ou pois [Pisum sativum L.]), graines oléagineuses
(canola-colza [Brassica napus L.] ou tournesol [Helianthus
annuus L.]) et deux cultures de céréales (maïs
[Zea mays L.], millet commun [Panicum miliaceum L.]
ou blé [Triticum aestivum L.]). Une culture continuelle
sans labours de blé a également été observée.
Le système BIO ne recevait aucun intrant et comprenait : engrais
vert (pois), blé, lentilles et orge (Hordeum vulgare L.).
Le blé d’hiver en gestion BIO a donné des rendements
égaux ou supérieurs à ceux des systèmes ZL;
la qualité du grain était supérieure bien que l’on
ait appliqué 117 kg N/ha–1 au blé d’hiver ZL.
Après 4 ans, les concentrations de N des nitrates et de P par analyse
Olsen étaient respectivement 41 et 14 % plus faibles dans le système
BIO, tandis que dans ce même système le taux d’azote
potentiellement minéralisable était 23 % plus élevé.
Après 4 ans, les rendements économiques nets calculés
par hectare s’équivalaient entre les systèmes ZL et
BIO. Étudier la transition simultanée vers des systèmes
culturaux BIO et ZL diversifiés a permis d’en apprendre plus
sur l’amélioration de la durabilité.
Source
Agronomy Journal, no100 (2008), p.591-599.
English
Publié en juin 2008
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