
Enquête effectuée sur les méthodes des fermes biologiques
en l'Ontario
Chercheurs
Karen Maitland et E. Ann Clark,
production végétale, Université de Guelph.
Résumé
On a sondé de 10 à 13 fermes par année entre 2001
et 2003, pour établir une base de données agronomiques et
culturales telles que la distribution des terres et la rotation des cultures,
les pratiques en matière de production et d'intrants, les ravageurs
observés par les agriculteurs et les modes de gestion, la génétique
des cultures et des animaux et les contraintes de production et de vente
identifiées par les agriculteurs.
Les fermes ont été sélectionnées afin de couvrir
les différences entre les fermes horticoles et de grandes cultures
ainsi qu'entre celles qui ont accès, ou non, à du fumier,
en utilisant le sol des fermes de pâturages comme témoins.
Dans le cas des fermes horticoles, on a évalué la production
de brocolis, de carottes et de pommes de terre.
Pour les grandes cultures, on a étudié des champs de céréales
de printemps et d'hiver et les champs de soja. Les sols sous les pâturages
permanents renfermaient une quantité significativement plus élevée
de matière organique (MO), de potassium (K) et de magnésium
(Mg) que le sol des fermes horticoles et de grandes cultures, avec des
tendances semblables, mais non significatives, pour le phosphore (P) et
le calcium (Ca). Les sols des fermes horticoles et de grandes cultures
n'affichaient pas de différence pour aucun des paramètres
mesurés, avec un taux de MO de 4,1 % (n=30) et de 3,8 % (n=39)
respectivement, et des niveaux de P et de K généralement
de faibles à moyens pour l'horticulture et de moyens à élevés
pour les grandes cultures, en se fondant sur les recommandations du MAAO.
Le degré d'intégration du bétail, indépendamment
du type de ferme, a influencé la plupart des paramètres
mesurés. Cependant, comme la plupart des fermes avaient recours
aux rotations intégrant des plantes fourragères vivaces,
à l'épandage du fumier composté ou aux deux méthodes,
les tendances n'étaient pas toujours significatives. Les rotations
de culture se font en moyenne sur 7 ans, tant pour les fermes horticoles
que pour celles de grandes cultures, avec un couvre-sol vivant d'hiver
sur 42 et 64 % des surfaces des fermes horticoles et de grandes cultures,
respectivement. Les espèces nuisibles identifiées par les
agriculteurs étaient fortement reliées à l'emplacement,
tel que corroboré par les mauvaises herbes identifiées dans
les quadrats d'échantillonnage. Le chou gras est la seule mauvaise
herbe qui représentait au moins 5% de la biomasse des mauvaises
herbes dans chacune des 5 fermes horticoles, et dans 4 des 6 fermes de
grandes cultures. L'amarante, les graminées et la moutarde sauvage
étaient très présentes sur les fermes horticoles,
lorsque sur les fermes de grandes cultures on trouvait surtout des graminées,
du trèfle, de la luzerne et de l'herbe à poux.
En moyenne, la biomasse des mauvaises herbes était deux fois plus
importante dans les champs de grandes cultures que sur les fermes horticoles,
reflétant les différences dans l'intensité des pratiques
culturales. Les activités de régie des cultures et le mode
de lutte contre les problèmes d'adventices propres aux différentes
fermes rendent nécessaire la mise au point de nouvelles méthodes
de recherches pour servir la communauté de l'agriculture biologique.
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