
Conversion à la régie biologique et justice sociale : une approche
socio-économique
Maria das Dores S. de Loreto
Universidad de Vicosa, Vicosa, Brésil, dorinhasaraiva@hotmail.com
Glen Filson
Université de Guelph, Canada, gfilson@uoguelph.ca
Eleonora Cebotarev
Université de Guelph, Canada,
ecebotar@uoguelph.ca
La conversion vers l'agriculture biologique constitue l'une des solutions
aux problèmes que la mondialisation a imposés à l'environnement, tant
humain que physique. Les systèmes biologiques visent à intégrer les aspects
agroécologiques, socioculturels, économiques et institutionnels du travail
des producteurs, ce qui a une incidence sur leur vie au jour le jour et
sur l'ensemble de leur réseau social.
Pour bien saisir cette réalité, nous avons adopté, dans la présente
étude, une approche socio-économique globale et un cadre de travail
axé sur le réseautage qui tient pour acquis le fait que les agriculteurs,
les chercheurs, les organismes de certification, les cabinets, les autorités
gouvernementales et les organisations non gouvernementales (les O.N.G.)
ont tous un rôle à jouer au sein du réseau complexe de relations tangibles
et intangibles qui sont à la base des changements et des décisions.
Notre analyse vise à cerner les problèmes, les enjeux, les options,
les objectifs et les besoins perçus pour la prise de bonnes décisions,
lesquels pourraient permettre d'établir un lien entre la pérennité et
les droits de la personne, la justice, la responsabilité et l'équité sociale.
Les résultats préliminaires tirés des données secondaires et d'entrevues
réalisées auprès d'un sous-échantillon de producteurs indiquent que le
processus de conversion à la régie biologique dépend non seulement de
facteurs économiques, mais aussi de certains paramètres socioculturels
et institutionnels (à la fois privés et publics). La mise en oeuvre de
l'agriculture biologique comporte des défis et est souvent associée à
un changement de valeurs, fondé sur la philosophie et le style de vie
adoptés par les intervenants du secteur biologique, avec toute leur complexité
et leurs intérêts.
Le modèle de développement inhérent à l'économie canadienne est injuste
en ce qui a trait à l'équité sociale et à la pérennité parce qu'il est
régi par des forces économiques néolibérales qui sacrifient la dimension
sociale et n'humanise pas les forces dynamiques complexes à l'oeuvre dans
le secteur de la production biologique.
Texte intégral
(In English)
Source
Colloque de recherche en sciences sociales. Guelph, Ontario. January 2005
English
Publié en avril 2007
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