
Agriculture biologique : une pratique commune à partager en communauté
David J. Connell
Wroxeter, Ontario, dave@djconnell.ca
Cette recherche est fondée sur une vision philosophique de la communauté,
c'est-à-dire, « la place de chacun
dans le monde », exprimée selon
des pratiques communes. J'entends étudier la relation symbiotique entre
la communauté et la pratique de l'agriculture biologique dans le cadre
du mouvement visant la pérennité des communautés (écovillages, communautés
intentionnelles) : Quel est le rôle de l'agriculture biologique dans la
création des communautés? Quel est le rôle des communautés dans l'agriculture
biologique?
D'une part, les communautés pratiquent l'agriculture biologique dans
le but de promouvoir une relation saine entre les gens et la terre. Il
s'agit là d'un élément important qui entre dans la définition commune
du sens de « la place de chacun
dans le monde ». D'autre part,
l'agriculture biologique ne peut atteindre ses objectifs de pérennité
sans la participation des membres de la communauté.
Sans la communauté, l'agriculture biologique ne fait que maintenir le
statu quo parce que les consommateurs demeurent déconnectés, d'un
point de vue idéologique, des aliments qu'ils mangent (et continuent de
vivre dans des localités de plus en plus étalées). Au sein d'une communauté,
l'agriculture biologique peut devenir une pratique porteuse de changements
sociaux à échelle humaine. La communauté est un lieu d'évolution parce
qu'elle est à la fois valorisée du point de vue social et qu'elle génère
les valeurs sociales partagées par les membres. Comme en témoigne l'essor
que connaît le mouvement des communautés intentionnelles, le dénominateur
commun entre l'agriculture biologique, la pérennité et la place de chacun
dans le monde, c'est la communauté.
Source
Colloque de recherche en sciences sociales. Guelph, Ontario. January 2004
English
Publié en avril 2007
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