
Bénéfices de l’alternance avec des cultures fourragères
dans les systèmes de culture canadiens des Prairies
M. H. Entz, W. J. Bullied et F. Katepa-Mupondwa
Dep. of Plant Science, University of Manitoba, Winnipeg, MB R3T 2N2, Canada.
Résumé
Il est reconnu que l’inclusion de cultures fourragères vivaces
dans les systèmes de culture est l’une des meilleures façons
d’améliorer le développement durable de l’agriculture.
Un sondage a été mené en 1992 auprès de 253
producteurs du Manitoba et de la Saskatchewan, connus pour inclure des
cultures fourragères dans leurs rotations. Le secteur du sondage
a été divisé en 6 zones agroclimatiques et on a utilisé
l’analyse des correspondances pour voir si les réponses différaient
dans l’ensemble du secteur du sondage.
Soixante-sept pour cent des répondants ont indiqué un gain
de rendement dans les cultures céréalières résultant
de l’inclusion de cultures fourragères dans la rotation des
cultures, les gains les plus importants étant observés dans
les zones plus humides du secteur du sondage.
Quatre-vingt-trois pour cent des répondants ont perçu un
avantage du point de vue de la lutte contre les mauvaises herbes (c. à-d.
moins de mauvaises herbes dans les cultures céréalières
suivant des cultures fourragères que dans les rotations annuelles
de cultures céréalières) pendant une (11 % des répondants),
deux (50 % des répondants) années ou plus (33 % des répondants)
après la culture fourragère.
La majorité des répondants ont indiqué que leur
superficie en cultures fourragères n’augmenterait pas dans
les années à venir. La durée moyenne du peuplement
fourrager a varié, selon la zone agroclimatique, entre 3 et 5 ans
dans les régions humides (sud-centre du Manitoba) et entre 6 et
9 ans dans les régions sèches (sud de la Saskatchewan).
Les deux raisons les plus communément mentionnées pour
l’abandon des peuplements fourragers étaient le rendement
fourrager réduit et les dommages par les gaufres (probablement
le Thomomys talpoides et le Geomys bursarius). Dans moins de 12 % des
cas, la raison principale des répondants pour mettre fin aux peuplements
fourragers avait trait à l’alternance, ce qui indique que
les producteurs ne gèrent pas leurs cultures fourragères
d’une façon qui porte au maximum les gains de l’alternance.
Les producteurs ont principalement opté pour le travail du sol
tant durant la phase de l’établissement des cultures fourragères
que celle de la terminaison des peuplements fourragers du système
de culture. On a suggéré qu’une réduction de
la quantité de travail du sol et de jachères dans le système
de cultures basé sur les cultures fourragères non seulement
faciliterait une plus grande mise en alternance des cultures fourragères
dans les rotations, mais favoriserait aussi le développement durable
de l’agriculture.
Source
Journal of Production Agriculture (1995) 8: 521-529
English
Affiché en décembre 2007
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