
Effets des résidus de culture de surface sur les champignons, le carbone
et l'humidité dans le sol
H. Manns*1, N.
R. J. Emery1, C. D. Maxwell1,
B. D. Kay2 et K. Dunfield2
Les résidus de culture laissés à la surface du sol dans les systèmes
de culture sans labours pourraient bien être une ressource fort précieuse.
L'application en surface de résidus végétaux desséchés a permis d'accroître
la teneur en carbone (C) sous forme organique, l'agrégation et l'humidité
des sols dans lesquels était cultivée de l'avoine (Avena sativa)
plantée dans des parcelles extérieures dans le sud de l'Ontario, au Canada.
Pour l'ensemble des parcelles, l'humidité du sol a formé une régression
linéaire importante avec le pourcentage de macroagrégats (diamètre >0,25 mm)
et ce, sur deux saisons. Lorsque la teneur originale de C variait de 2,5
à 7 % (aucun résidu), la taille de l'hyphe fongique formait également
une corrélation avec l'agrégation du sol, mais la teneur en C n'a pas
augmenté considérablement. Dans les cas d'utilisation de résidus en surface,
conjuguée à une teneur initiale en C élevée (6 à 7 %), la teneur
en C augmenté avec la luzerne semée, la paille d'avoine, le foin et le
compost en 2003, et avec les tiges de maïs (hachées) en 2004. L'association
de l'avoine cultivée et des résidus s'est traduite par une augmentation
importante de la longueur de l'hyphe fongique, les données maximales à
cet égard et au chapitre de la teneur en C ayant été obtenues dans les
cas d'avoine cultivée dans des résidus de maïs; ces deux variables ont
établi une corrélation avec la fraction lourde de la matière organique.
Ces résultats indiquent que la décomposition lente des tiges de maïs
est plus importante que la quantité de C libérée par les résidus dans
la fraction légère. L'application en surface de résidus de culture peut
augmenter le taux d'humidité dans le sol, la taille des agrégats et la
teneur en C et ce, sans incidence sur le rendement.
Source
Colloque de recherche en agriculture biologique, Guelph, Ontario, Janvier 2006
(1)Université Trent.
Peterborough (Ontario) Canada K9J 7B8
(2)Université de Guelph,
Guelph (Ontario) Canada N1G 2W1
Auteur-ressource : Hida Manns hmanns@istar.ca
English
Publié en avril 2007
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