
Le statut du phosphore sur les fermes biologiques du Canada
R. C. Martin1, D. H. Lynch1, B. Frick2 et P. van Straaten3
Résumé
Dans l’est de l’Amérique du Nord, plusieurs fermes d’élevage sous régie conventionnelle, particulièrement les fermes laitières qui utilisent beaucoup d’intrants tels les aliments pour animaux et les engrais, ont des sols dont les niveaux de phosphore sont trop élevés et affichent des surplus annuels de phosphore.
Cependant, une ferme laitière sans ajouts d’engrais en transition vers la régie biologique a réduit ses surplus de P à un niveau négligeable. Sur les fermes laitières biologiques établies depuis longtemps, la plupart des sols testés par le biais de tests standards ont affiché un taux de P disponible allant de bas à très bas.
Les fermes des Prairies canadiennes productrices de grain affichent aussi de façon constante des déficiences en P disponible dans le sol. Les producteurs biologiques ont peu de solutions de rechange pour la gestion du P. La roche phosphatée peut être permise par la norme biologique (si elle contient peu de métaux lourds et n’est pas traitée de façon synthétique), mais le P de ces roches devient lentement disponible, particulièrement dans les sols à pH élevé qui caractérisent la plupart des fermes biologiques au Canada.
Une solution de rechange est d’augmenter la disponibilité du P du sol. La stimulation de l’activité microbienne dans les sols sous régie biologique peut rendre le P davantage disponible. Les fumiers d’animaux d’élevage sont des sources riches en P disponible, mais peu de fermiers biologiques élèvent des animaux. Le fumier provenant de l’extérieur de la ferme est soumis à la réglementation biologique et il faut débourser des frais pour le transporter, ce qui rendrait prohibitive l’option du fumier provenant de l’extérieur de la ferme.
De plus, le fumier en provenance des fermes conventionnelles du Canada peut être contaminé par de la matière génétiquement modifiée provenant des aliments pour animaux à base de maïs et de soja. Une recherche additionnelle est nécessaire pour améliorer la disponibilité du P à court terme et son remplacement à long terme.
Source
Journal of the Science of Food and Agriculture (2007) 87:2 737–2740
(1) Organic Agriculture Centre of Canada, Nova Scotia Agricultural
College, Truro, Nova Scotia, Canada B2N 5E3
(2) Organic Agriculture Centre of Canada, c/o Plant Sciences Department,
University of Saskatchewan, Saskatoon, Saskatchewan, Canada
S7N 5A8
(3) Department of Land Resource Science, University of Guelph, Guelph,
Ontario, Canada N1G 2W1
English
Affiché en février 2011
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