
L’exposition aux pesticides et les cas de maladie de Parkinson
signalés par les patients de l’Agricultural Health Study
F. Kamel, C. M. Tanner, D. M. Umbach, J. A. Hoppin, M. C. R.
Alavanja, A. Blair, K. Comyns, S. M. Goldman, M. Korell, J. W. Langston,
G. W. Ross et D. P. Sandler
Résumé
Des études antérieures fondées sur l’évaluation
de l’exposition limitée laissent croire que la maladie de
Parkinson (MP) est associée à l’exposition aux pesticides.
Les auteurs ont utilisé des données obtenues des opérateurs
antiparasitaires privés titulaires de permis et des conjoints qui
ont participé à l’Agricultural Health Study pour évaluer
la relation entre les cas signalés par les patients et l’exposition
aux pesticides.
Les membres de la cohorte, qui ont été recrutés
pour l’étude menée de 1993 à 1997, ont fourni
des renseignements précis sur l’utilisation des pesticides
au cours de leur vie. Lors du contrôle effectué de 1999 à
2003, 68 % des membres de la cohorte ont été interviewés.
Les cas ont été définis comme étant des cas
diagnostiqués par un médecin selon la déclaration
des participants lors du recrutement (cas actuels, n = 83) ou lors du
contrôle (nouveaux cas, n = 78). Les cas ont été comparés
aux cas des membres de la cohorte qui n’ont signalé aucune
MP (n = 79 557 lors du recrutement et n = 55 931 lors du contrôle).
Les nouveaux cas de MP ont été associés au nombre
cumulatif de jours d’utilisation de pesticide lors du recrutement
(pour le quartile le plus élevé par rapport au quartile
le moins élevé, rapport des cotes (RC) = 2,3 – 95
% intervalle de confiance : 1,2 – 4,5; tendance p = 0,009) en appliquant
personnellement les pesticides dans plus de la moitié des cas (RC
= 1,9 – 95 % intervalle de confiance : 0,7 – 4,7) et pour
certains pesticides donnés (RC >/= 1,4).
Les cas de MP actuels ne sont pas associés à l’utilisation
générale des pesticides. D’après cette étude,
l’exposition à certains pesticides peut accroître les
risques de contracter la maladie de Parkinson. Les résultats liés
à certains produits chimiques peuvent offrir des pistes efficaces
pour mener des études plus poussées.
Source
American Journal of Epidemiology (2007) 165: 364-374
English
Affiché en octobre 2007
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