Centre d'agriculture biologique du Canada Centre d'agriculture biologique du Canada (CABC)

Page d'accueil du CABC
Comparaison de la composition des acides gras des laits biologique et conventionnel

K. A. Ellis1, G. Innocent1, D. Grove-White2, P. Cripps2, W. G. McLean3, C. V. Howard4 et M. Mihm5

Résumé
Dans le cadre d’une étude longitudinale menée sur une période de 12 mois, on a prélevé du lait dans les cuves de réfrigération de fermes laitières biologiques (n = 17) et conventionnelles (n = 19) du Royaume-Uni. Tous les échantillons de lait ont été analysés pour en déterminer la teneur en acides gras (AG) en tenant compte de facteurs tels que le type de système de production, le niveau de production du troupeau, et des facteurs d’ordre nutritionnel pouvant affecter la composition des acides gras, étudiés par le biais d’analyses de modèles mixtes.

Les modèles suivants ont été établis : acides gras saturés, rapport acides gras polyinsaturés/acides gras monoinsaturés, total des acides gras oméga-3 (n-3), total des acides gras oméga 6 (n-6), acide linoléique conjugué, acide vaccénique. On a également comparé le rapport AG n-6/AG n-3 dans le lait biologique comme dans le lait conventionnel.

Le lait biologique affichait une proportion plus élevée d’acides gras polyinsaturés par rapport aux acides gras monoinsaturés et une teneur en AG n-3 plus élevée que le lait conventionnel. De façon constante, le lait bio présentait un rapport AG n-6/ AG n-3 moins élevé (ce que l’on considère comme bénéfique) que celui du lait conventionnel. On n’a constaté aucune différence entre le lait biologique et le lait conventionnel sur le plan de la proportion d’acide linoléique conjugué ou d’acide vaccénique.

On a déterminé que d’autres facteurs, en plus du système d’exploitation, pouvaient influer sur la teneur en AG du lait, notamment le mois de l’année, le rendement laitier moyen du troupeau, la race, la ration totale mélangée et l’accès à des pâturages.

En conclusion, les fermes laitières biologiques du R.-U. produisent un lait à teneur plus élevée en AG polyinsaturés, notamment en AG oméga-3, tout au long de l’année. Toutefois, ce que l’on sait sur l’incidence de la saison, de l’accès à des pâturages ou du type particulier d’ensilage pourrait être mis à profit par les producteurs pour améliorer la teneur en AG bénéfiques du lait.


Source
Journal of Dairy Science (2006) 89: 1938-1950


(1) Division of Animal Production and Public Health, University of Glasgow Veterinary School, Bearsden Road, Bearsden, Glasgow, G61 1QH, UK
(2) Division of Livestock Health and Welfare, University of Liverpool, Faculty of Veterinary Medicine, Leahurst,Neston, CH64 7TE, UK
(3) Department of Pharmacology & Therapeutics School of Biomedical Sciences, Sherrington Buildings, Ashton Street, Liverpool, Merseyside, L69 3GE, UK
(4) Centre for Molecular Biosciences, University of Ulster, Cromore Road, Coleraine, Co. Londonderry, BT52 1SA, UK
(5) Division of Cell Sciences, Institute of Comparative Medicine, University of Glasgow Veterinary School, Bearsden Road, Bearsden, Glasgow, G61 1QH, UK


English


Janvier 2007

Haut de la page

© 2011, Centre d'agriculture biologique du Canada (CABC)