
Systèmes de production biologique et traditionnelle dans les
essais des systèmes de culture intégrés du Wisconsin,
1990-2002
J. L. Posner, J. O. Baldock et J. L. Hedtcke
Résumé
Au cours des cinquante dernières années, l’agriculture
dans la région nord du Midwest des É.-U. a passé
principalement des systèmes intégrés de production
de grain-bétail à faible intrants à des systèmes
de production spécialisée de bétail ou de grain à
intrants élevés. Cette tendance a suscité un débat,
à savoir quels systèmes de culture sont les plus durables,
et a mené à la question suivante : les divers systèmes
de culture à faibles intrants (systèmes biologiques) peuvent-ils
être aussi productifs que les systèmes traditionnels?
Pour répondre à cette question, nous avons mené
des études de comparaison sur six systèmes de culture menées
sur deux sites dans le sud du Wisconsin qui mettaient en cause des systèmes
allant des systèmes diversifiés de culture biologique à
des systèmes moins diversifiés de culture traditionnelle.
Les résultats du premier site après treize ans et du deuxième
site après huit ans révèlent que :
- les cultures fourragères biologiques peuvent produire autant
de matière sèche que leurs contreparties de culture traditionnelle
et d’une qualité suffisante pour produire autant de lait;
et
- le rendement du maïs biologique (Zea mays L.), du soja
[Glycine max (L.) Merr.] et du blé d’automne (Triticum
aestivum L.) est de 90 %, tout comme celui de leurs contreparties
de culture traditionnelle.
Toutefois, les rendements moyens du maïs et du soja masquaient une
dichotomie dans la productivité. La combinaison des données
des essais des systèmes de culture intégrés du Wisconsin
(Wisconsin Integrated Cropping Systems Trial -WICST) à d’autres
rapports publiés a révélé que dans 34 % des
années sites, la lutte contre les mauvaises herbes était
si problématique, en raison des printemps humides ayant pout effet
de réduire l’efficacité des techniques mécaniques
de lutte contre les mauvaises herbes, que les rendements relatifs des
systèmes de culture à faibles intrants du maïs et du
soja ne représentaient que 74 % des rendements des systèmes
traditionnels.
Toutefois, dans 66 % des autres cas où la lutte mécanique
contre les mauvaises herbes était efficace, le rendement des cultures
à faibles intrants représentait 99 % de celui des systèmes
traditionnels.
Nos constatations indiquent que les systèmes diversifiés
de culture à faibles intrants peuvent être aussi productifs
par unité de surface que les systèmes traditionnels.
Source
Agronomy Journal (2008) 100: 253
English
Affiché en décembre 2008
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