
État de la lutte dirigée contre les insectes ravageurs
en production biologique de pommes de terre
Gilles Boiteau
Centre de recherche en pomme de terre,
Agriculture, C.P. 20280, E3B 4Z7 Fredericton, Canada
boiteaug@agr.gc.ca
Résumé
La stratégie de lutte dirigée contre les insectes en production
biologique est ancrée sur l’utilisation des méthodes
de lutte préventives plutôt que curatives.
Pour se faire, les producteurs de pommes de terre biologiques du Canada,
des États-Unis et de l’Union européenne ont recours
aux mêmes méthodes agronomiques naturellement acceptables
pour lutter contre les insectes phytoravageurs : la rotation des cultures,
l’isolement des champs, la plantation retardée, la gestion
des sols et la pose de paillis.
Malheureusement, parce que chaque méthode a une efficacité
optimale contre une espèce particulière de ravageur, l’intégration
de ces méthodes, entre elles ou contre plusieurs espèces,
reste plutôt rare et limitée à un seul champ plutôt
qu’à la ferme. De plus, la conservation et les lâchers
d’agents de lutte biologique sont rarement utilisés en production
de pommes de terre parce qu’on sait peu de chose sur leur efficacité,
que les ressources manquent ou qu’ils ne sont pas disponibles sur
le marché.
La demande croissante des consommateurs, pour les aliments biologiques,
force les producteurs à faire des choix difficiles. L’accroissement
des superficies nécessaires pour répondre à la demande
future en pommes de terre biologiques éloigne cette industrie de
l’utilisation des méthodes préventives et augmente
sa dépendance sur les méthodes curatives.
Par exemple, les fermes qui viennent de passer de l’agriculture
classique à l’agriculture biologique bénéficient
de la tolérance des plantes aux insectes, un atout important des
fermes biologiques établies depuis longtemps, et doivent se tourner
vers les méthodes curatives.
Source
Cahiers Agricultures vol. 17, n° 4, juillet-août 2008
English version
Affiché en septembre 2008
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