
Intégration de l’engrais vert aux régimes de paissance : panorama
J. Thiessen Martens et M. Entz
Department of Plant Science, University of Manitoba, Winnipeg, Manitoba, Canada R3T 2N2
Résumé
L’engrais vert, également appelé « culture-abri », est une pratique ancienne qui gagne en popularité,
principalement dans les systèmes agricoles intégrés qui misent sur l’écologie. Une grande partie des recherches sur les engrais verts poursuivies au Canada porte sur les légumineuses, que l’on incorpore ensuite au sol.
La présente analyse bibliographique se concentre sur le rôle du bétail dans l’exploitation des engrais verts classiques et nouveaux, adaptés au climat des Prairies canadiennes. Il y est question des engrais verts de légumineuses ou pas et de leur convenance pour la paissance de diverses espèces animales d’élevage.
L’intégration de la paissance à la culture des engrais verts affecte le cycle des éléments nutritifs et les pertes potentielles d’azote (N). Cependant, ces pertes pourraient ne pas sensiblement différer de celles observées avec d’autres systèmes de production, en particulier lorsqu’on recourt à des mesures d’atténuation. La paissance sur engrais vert pourrait aussi affecter les propriétés biologiques et physiques du sol.
Les auteurs concluent que faire brouter les engrais verts aux animaux pourrait présenter des avantages économiques et biologiques, comparativement à l’approche classique qu’est l’incorporation au sol. Ainsi, un rendement en biomasse de 5000 kg d’engrais vert par hectare suffirait à produire 175 kg de gain de poids vif par hectare chez les animaux, pour un revenu brut de 385 à 770 $ par hectare aux prix d’avril 2011, tout en restituant au moins 75 % du N et des autres éléments nutritifs au sol. Le manque de connaissances en élevage et des infrastructures insuffisantes empêchent les agriculteurs d’adopter la pratique de la paissance sur engrais vert.
Source
Canadian Journal of Plant Science (2011) 91: 811-824
DOI: 10.4141/cjps10177
English
Affiché en septembre 2011
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