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Concentrations comparées des acides gras et des antioxydants liposolubles du lait en gestion classique à niveaux d’intrants faible et élevé, et en gestion biologique : variation saisonnière

G. Butler1, J. H. Nielsen2, T. Slots2, C. Seal1, M. D. Eyre1, R. Sanderson3 and C. Leifert1

Résumé
Contexte: Les études précédentes ont montré des différences au niveau des profils des acides gras (AG) et des antioxydants entre du lait biologique et du lait classique. Cependant, ces études n’avaient pas (a) examiné les différences saisonnières, (b) inclus de systèmes non biologiques à faible niveau d’intrants ou (c) comparé de façon distincte les caroténoïdes, les stéréo-isomères de -tocophéroles ou les isomères de l’acide linoléique conjugué. La présente étude basée sur des sondages compare le lait de trois systèmes de production : (i) classique à niveau élevé d’intrants (10 fermes); (ii) biologique à faible niveau d’intrants (10 fermes); et (iii) non certifié biologique à faible niveau d’intrants (5 fermes). Des échantillons ont été prélevés pendant des périodes au pâturage (78 échantillons) et à l’étable (31 échantillons).

Résultats: Pendant la période au pacage, le lait provenant des systèmes à faibles intrants présentait en moyenne des concentrations moins élevées d’acides gras saturés mais plus élevées d’AG mono et polyinsaturés que le lait des systèmes à niveau élevé d’intrants. Comparativement au lait des systèmes à niveau élevé d’intrants, le lait des systèmes biologiques et non biologiques à faible niveau d’intrants contenait des concentrations significativement plus élevées d’AG désirables au plan nutritionnel et d’antioxydants – acides linoléiques (60% et 99% respectivement) et acides linoléniques conjugués (39% et 31% respectivement), de -tocophéroles (33% et 50% respectivement) et de caroténoïdes (33% et 80% respectivement). La composition du lait différait notablement entre les deux types de systèmes à faible niveau d’intrants seulement durant la deuxième moitié de la période au pâturage; le lait non biologique contenait alors plus d’antioxydants et d’acides linoléiques conjugués, tandis que celui des vaches en élevage bio était supérieur au plan des acides linoléniques. En revanche, on a noté peu de différences marquées dans la composition du lait entre les systèmes biologiques à niveaux d’intrants élevés et faibles lorsque les vaches étaient à l’étable.

Conclusions: Les systèmes de production influent sur la composition du lait par des mécanismes, probablement liés au stade et à la durée de la période à l’herbe, et à la composition de l’alimentation, qui influencent la transformation ainsi que les qualités nutritionnelles et organoleptiques potentielles subséquentes du lait.


Source
Journal of the Science of Food and Agriculture (2008) 88: 1431-1441


(1) School of Agriculture, Food and Rural Development, Newcastle University, Nafferton Farm, Stocksfield, Northumberland, NE43 7XD, UK
(2) Department of Food Science, Danish Institute for Agricultural Science (DIAS), PO Box 50 DK-8830 Tjele, Denmark
(3) Institute for Research on Environment and Sustainability, Newcastle University, Devonshire Building, Devonshire Place, Newcastle Upon Tyne NE1 7RU, UK


English


Publié en novembre 2008

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