
Cultures-abris de fin d'été dans les rotations de céréales biologiques
E. Ann Clark, Les Eccles et Karen Maitland
Department of Plant Agriculture, Université de Guelph en collaboration
avec Ecological Farmers Association of Ontario
Résumé
Les cultures-abris jouent un rôle fonctionnel en agissant, par exemple,
comme agents de lutte contre les mauvaises herbes ou de rétention d'azote
dans le sol. Les espèces utilisées comme cultures-abris ne sont pas toutes
pareillement adaptées aux différents contextes d'utilisation. Une étude
réalisée au Guelph Organic Test Site par le Igatius Jesuit Centre visait
à comparer sept espèces nouvelles et courantes (5 essais en 2003
et 5 en 2004) au chapitre de leur efficacité à endiguer les mauvaises
herbes, leur capacité à augmenter la biomasse et à immobiliser l'azote.
De plus, les effets de transfert sur la récolte de 2005 d'une culture
céréalière d'hiver ont également été contrôlés.
C'est le sorgho-herbe du Soudan qui s'est avéré le plus performant et
le plus fiable, bien que le sarrasin et le radis oléifère ont obtenu de
bons résultats en ce qui a trait à la lutte contre les mauvaises herbes
et à l'augmentation de la biomasse. Aucune des légumineuses (soja, trèfle
des prés, mélilot et vesce velue) n'a donné des résultats probants et
conséquents pour ce qui était d'endiguer les mauvaises herbes. La capacité
des légumineuses à immobiliser l'azote s'est quant à elle avérée égale
ou supérieure à celle du sarrasin et du radis oléifère, mais inférieure
à celle du sorgho-herbe du Soudan.
En revanche, le rendement du seigle d'automne en 2005 était inférieur
lorsqu'il suivait une culture de sorgho-herbe du Soudan, comparativement
aux autres espèces, ce qui s'explique peut-être du fait que d'importantes
quantités de résidus grossiers à ratio carbone-azote élevé avaient été
incorporées avant la plantation du seigle à l'automne.
Le rendement global inférieur, le rendement inférieur au chapitre de
la paille, la densité importante des grains et leur contenu élevé en azote
lorsque la culture suit une plantation de sorgho-herbe du Soudan sont
tous des éléments qui suggèrent un peuplement plus clairsemé.
L'utilisation d'une culture céréalière de printemps, plutôt que d'automne,
permettrait de tirer pleinement parti des capacités du sorgho-herbe du
Soudan sans compromettre le rendement subséquent en grains.
Source
Colloque de recherche en agriculture biologique, Guelph, Ontario, Janvier 2006
Auteure-ressource : Ann Clark eaclark@uoguelph.ca
English
Janvier 2007
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