
Professeur du Collège d'agriculture de la Nouvelle-Écosse titulaire
d'une chaire de recherche du Canada en agriculture biologique
Bible Hill, Nouvelle-Écosse
Derek Lynch, professeur attaché au Centre d'agriculture
biologique du Canada (CABC) et enseignant au Collège d'agriculture de
la Nouvelle-Écosse, s'est vu décerner une chaire de recherche en agriculture
biologique par l'honorable David L. Emerson, ministre de l'Industrie
et ministre responsable du Programme des chaires de recherche du Canada.
L'université recevra la somme de 500 000 $ au cours des cinq prochaines
années afin d'appuyer les travaux de recherche de M. Lynch portant
sur développement de pratiques novatrices au chapitre de la gestion des
cultures et du sol visant à aider les producteurs à relever les défis
découlant de l'expansion continue de l'agriculture biologique au Canada.
« Le Programme des chaires de
recherche du Canada cherche à reconnaître et à appuyer les plus grands
esprits scientifiques de notre temps. Le personnel du Collège est extrêmement
fier de M. Lynch et de cette réalisation fort prestigieuse, a déclaré
Phillip Hicks, président du Collège. Le programme de recherche de
M. Lynch sera bénéfique non seulement pour l'industrie et les consommateurs
canadiens, mais aussi pour nos étudiants qui auront ainsi l'occasion d'étudier
avec une sommité dans le domaine. »
« Les universités sont essentielles
à la recherche de pointe et à l’innovation au Canada, a ajouté l’honorable
David L. Emerson, ministre de l'Industrie
et ministre responsable du Programme des chaires de recherche du Canada.
Les idées qui y sont générées contribuent à repousser les frontières du
savoir et permettent une meilleure compréhension du monde complexe dans
lequel nous vivons. Les communautés de partout au pays verront les résultats
des travaux de plus de 1 500 titulaires de chaire qui œuvrent
sur nos campus. »
Les consommateurs canadiens se soucient de la qualité de leurs aliments
et du mode de production de ces aliments. Par conséquent, on observe un
intérêt accru pour l'agriculture dite biologique. Les ventes au détail
de produits issus de l'agriculture biologique au Canada connaissent une
croissance rapide et, grâce aux travaux de recherche effectués par M. Derek
Lynch et son équipe du Collège d'agriculture de la Nouvelle-Écosse, les
producteurs biologiques pourront bientôt compter sur d'autres données
scientifiques.
Plus de 85 % des produits biologiques consommés au Canada sont importés.
En revanche, il existe un important marché potentiel pour les produits
biologiques canadiens aux États-Unis, en Europe et au Japon. Pour capturer
ce marché, les producteurs biologiques canadiens doivent mettre au point
des stratégies leur permettant de produire de manière efficace et continue.
M. Lynch a déjà apporté une contribution considérable aux connaissances
sur les caractéristiques des systèmes de production biologiques (végétaux
et bétail) en ce qui a trait, particulièrement, à la productivité, à l'efficience
des ressources utilisées et à la qualité du sol. Il a également contribué
au développement de pratiques de gestion des nutriments et des cultures
adaptées au contexte de la production biologique.
À mesure que le secteur biologique prend de l'ampleur, on porte davantage
attention aux allégations faites à l'égard de la sécurité des aliments,
de la qualité des produits et de l'intégrité environnementale, tant à
l'échelle nationale qu'internationale. S'il est vrai que les agriculteurs
biologiques doivent faire face aux même défis de production que les producteurs
conventionnels, ils doivent également adopter une approche intégrée et
à long terme en vue de répondre aux besoins inhérents de leur mode de
production agricole. Le programme de recherche de M. Lynch, qui se
veut une étude multidisciplinaire sur le terrain et en laboratoire, les
aidera à réaliser cet objectif.
Le Programme des chaires de recherche du Canada a été conçu afin d'aider
les universités à attirer les meilleurs chercheurs du monde pour atteindre
l’excellence en recherche dans les domaines des sciences naturelles et
du génie, des sciences de la santé et des sciences humaines tout en formant
la prochaine génération de chercheurs de pointe.
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