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Interactions entre les producteurs et les chercheurs en agronomie en milieu réel : une étude de cas sur le développement d’un site de recherche certifié biologique

D. L. Karlena, C. A. Cambardellaa, C. T. Bullb, C. A. Chasec, L. R. Gibsond et K. Delated

Résumé
La demande croissante de produits biologiques de la part des consommateurs a entraîné un besoin de sites de recherche certifiés biologiques. Nos objectifs visent à examiner les leçons apprises à partir de l’évaluation de systèmes culturaux de remplacement afin d’établir un site certifié dans l’ouest de l’Iowa.

L’avoine (Avena sativa L.), la luzerne à écussons Kelson [Medicago scutelata (L.) Mill] ou la luzerne hérissée « Polygraze » (Medicago polymorpha (L.), le triticale (xTriticosecale spp.), le maïs sucré (Zea mays L.), le soja [Glycine max (L.) Merr.], le seigle (Secale cereale L.) ainsi que la luzerne (Medicago sativa L.) ou le trèfle des prés (Trifolium pretense L.) ont fait l’objet d’une évaluation dans cinq rotations de culture comme stratégies de transition pour convertir les champs de maïs et de soja en semis direct pour la production certifiée biologique.

Cinq modèles de gestion des sites de recherche biologiques ont été élaborés et ont fait l’objet d’une discussion dans le but d’aider les chercheurs et les producteurs à se familiariser avec les différents rôles, les objectifs et les défis liés à la gestion auxquels ils doivent faire face durant le développement d’un site de recherche certifié biologique.

Un « modèle de gestion partagée » (type 3) décrit le mieux notre projet auquel participent un agriculteur en transition et les chercheurs. Le maintien de recettes annuelles grâce à la période de transition constituait notre facteur le plus important, les rendements agricoles, la main-d’œuvre et la gestion ont donc été calculés afin de comparer les diverses stratégies de transition.

Seuls deux des systèmes de culture ont rentabilisé la gestion en utilisant une culture à fort rapport économique comme le maïs sucré (à condition d’être commercialisable) ou des cultures peu coûteuses (p. ex., avoine et luzerne).

Nous avons conclu que les leçons tirées de notre expérience permettront aux autres de développer des sites de recherche certifiés biologiques et de participer aux études de recherche agronomique en milieu réel avec beaucoup moins de stress que notre agriculteur coopérateur, notre personnel technique, notre propriétaire foncier et notre équipe de recherche ont pu subir.


Source
Agronomy Journal (2007) 99:779-790


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Affiché en mai 2010

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