
Utilisation des déchets biologiques afin de combattre l’érosion
et de rehausser les propriétés physiques du
sol pour la culture de la pomme de terre (Solanum tuberosum) dans les
provinces de l’Atlantique du Canada
L. Edwards
Résumé
Les auteurs ont recouru à la pomme de terre (Solanum tuberosum L.) comme culture expérimentale et à des parcelles ordinaires
soumises à l’érosion dans le cadre d’une étude
de longue haleine visant à évaluer les effets à long
terme du paillis, du compost (tubercules de rejet + fumier + sciure)
et du lisier de porc (LP) sur les propriétés physiques
du sol, la concentration de matière organique, le degré d’érosion
et le rendement de la culture sur un fin loam sablonneux de l’Île-du-Prince-Édouard.
L’étude s’est déroulée en deux phases,
séparées par des périodes de jachère. La
première a servi à évaluer les effets du paillis
et du compost entre 1996 et 1999 et la seconde, à préciser
l’incidence du LP et du compost en 2001-2002 et 2005-2006.
Le compost,
le meilleur amendement, rehausse de jusqu’à 27 % les propriétés
physiques du sol, pour la plupart associées au compactage, soit
la résistance à la pénétration, la résistance
au cisaillage (RC), la masse volumique apparente (MVA), la conductivité hydraulique
au point de saturation (CH), la teneur en eau (TE) et la stabilité des
agrégats (StAg). Durant la première phase, le compost a
sensiblement accru le rendement en pommes de terre (9 %). Le compost
a aussi réduit le ruissellement et les sédiments, soit
respectivement de 15 % et de 33 %, comparativement à 42 % et à 73
% pour le paillage.
Le rendement en pommes de terre présente une
relation négative significative avec le compactage, la MVA et
la RC représentant jusqu’à 89 % et 70 % de la variation
dans l’analyse de régression. Durant la deuxième
phase, le compost et le LP ont sensiblement accru le rendement de la
culture (de 23 à 38 %). Le compost atténue significativement
le compactage, diminuant la MVA de 14 % et la RC de 15 à 22%.
On observe une hausse de près de 30 % de la concentration de matière
organique, de près de 10 % de la StAg et d’environ 6 % de
la TE, alors que la CH augmente de plus du double. Le fumier de porc
ne modifie pas le compactage du sol en général ni la concentration
de matière organique, mais il augmente respectivement la StAg
et la CH de 5 % et de 67 %.
Source
Canadian Journal of Soil Science (2010) 90:103-111
À contacter
Research Scientist, Agriculture and Agri-Food Canada, Crops and Livestock Research
Centre, 440 University Avenue, Charlottetown, Prince Edward Island, Canada C1A
4N6 (e-mail: edwardsl@agr.gc.ca).
English
Publié en février 2010
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