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Bienfaits agronomiques de l’application de paillis de luzerne au blé de printemps en gestion biologique

M. J. Wiens1, M. H. Entz1, R. C. Martin2 et A. M. Hammermeister2

Résumé analytique
Des expériences au champ ont été menées sur deux emplacements au Manitoba en 2002 et 2003 afin de déterminer la contribution en azote, la conservation de l’humidité et la suppression des herbes adventices par un paillis de luzerne en culture de blé de printemps (Triticum aestivum L).

Les variantes des traitements incluaient la densité du paillis (quantité récoltée dans une parcelle de 0,5 x, 1 x et 2 x la parcelle de blé) et la période d’épandage du paillis (à la levée des plantules ou au stade feuillu).

On a noté des liens positifs entre la densité du paillis et l’assimilation de N par le blé, le rendement grainier et la concentration en protéines du grain. À Winnipeg, les densités de paillis de 2 x (3,9 à 5,2 t/ha) ont produit des rendements grainiers équivalents aux parcelles où 20 et 60 kg/ha de nitrate d’ammonium avait été appliqués respectivement en 2002 et 2003. Lorsque le paillis et le nitrate d’ammonium ont donné des rendements grainiers équivalents, la teneur en protéines a souvent été plus élevée avec le paillis. On a également observé une bonne assimilation de N dans la culture d’avoine subséquente (Avena sativa L.).

La densité la plus élevée de paillis (2 x) a produit l’assimilation de N et le rendement grainier les plus élevés dans une récolte d’avoine de seconde année comparativement aux traitements au nitrate d’ammonium. L’efficacité de l’apport de N par deux cultures de paillis sur deux ans [calculé ainsi : (assimilation de N par traitement - assimilation de N dans le traitement de contrôle)/apport total de N] se situait entre 11 et 68 %.

Généralement, le paillis a supprimé les herbes adventices annuelles – plus grande efficacité avec le paillis appliqué tardivement par rapport à une application hâtive. On a noté une meilleure conservation de l’humidité avec des densités élevées de paillis (= 4,3 t/ha-1) dans trois emplacements. Le paillis de luzerne semble prometteur pour les systèmes culturaux à faibles intrants, si on l’utilise avec le blé à des densités de 2 x.


Source
Canadian Journal of Plant Science (2006) 86: 121-131


(1) Département de sciences végétales, Université du Manitoba, Winnipeg (Manitoba) Canada R3T 2N2;
(2) Centre d’agriculture biologique du Canada, Collège d’agriculture de Nouvelle-Écosse, Case postale 550, Truro (Nouvelle-Écosse) Canada B2N 5E3


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