
Le système permet de réduire le binage à la main
Par Bill Strautman, The Western Producer
Le désherbage de 12 acres de légumes cultivés à
la ferme « Wild Flight Farm » près de Mara en Colombie-Britannique
était un travail effectué par une équipe chargée
du binage à la main.
Mais au cours de la dernière décennie, Hermann et Louise
Bruns, qui exploitent une ferme maraîchère de 20 acres, ont
ajouté deux désherbeuses mécaniques modifiées
qui permettent à leurs travailleurs de se concentrer sur le semis
et la récolte.
« L’accent est mis sur une grande variété de
cultures et sur le marketing direct. Nous produisons 50 à 60 produits
différents au cours de la saison », mentionne Hermann.
La première unité est un tracteur Farmall Cub fabriqué
à la fin des années 1940 avec un système de cultivateurs
ventral.
« Il est conçu pour travailler le sol. Il est équipé
d’un moteur excentré, de sorte que vous êtes effectivement
assis à côté du moteur, ce qui vous permet de regarder
directement vers le sol et de voir vos cultures », mentionne Bruns.
« Puisqu’il est équipé d’un système
de cultivateurs ventral, la conduite est très précise. Si
votre cultivateur est installé à l’arrière
et que vous déviez d’un pouce à l’avant, le
cultivateur déviera de deux pouces à l’arrière.
Au milieu, le cultivateur déviera seulement d’un demi-pouce.
Il est donc très utile pour travailler le sol avec précision.
»
À l’origine, le système ventral était équipé
de six pelles, soit deux pelles de chaque côté du rang de
cultures, deux pelles à côté de celles-ci, et deux
pelles derrière les roues du tracteur. Bruns a remplacé
les deux pelles du milieu, soit les pelles installées de chaque
côté du rang, par des désherbineuses Lilliston.
« Elles déplacent le sol latéralement, et selon l’angle
auquel vous les réglez, elles fonctionnent plus ou moins agressivement.
Elles me permettent d’obtenir un bien meilleur contrôle de
l’écoulement du sol », mentionne Bruns.
« Ce que j'essaie de faire est d’amener le sol à s’écouler
dans le rang de plantes. Si vous buttez le rang, vous pouvez enterrer
les mauvaises herbes et les tuer. Le maïs aime être butté.
Je vais régler les cultivateurs pour qu’il y ait juste assez
de sol pour enterrer les mauvaises herbes, mais pas assez pour enterrer
les plantes. »
Il s’agit d’un réglage infini puisque c’est
simplement un arbre qui tourne dans un collier. Bruns peut régler
l’angle d’attaque et il peut également faire glisser
les désherbineuses vers l’intérieur ou vers l’extérieur
sur un arbre. De cette façon, il peut rapprocher le cultivateur
d’une petite plante ou il peut l’éloigner d’une
plante plus grosse.
Le réglage de la vitesse du tracteur peut également permettre
de contrôler la quantité de sol déplacé. Les
désherbineuses Lilliston rondes offrent un autre avantage.
« Lorsqu’une désherbineuse roule, elle se déplace
vers le haut quand elle s’approche de la plante. Vous pouvez donc
la régler pour qu’elle passe très près de la
plante. Puisqu’elle sort déjà du sol, vous ne dérangez
pas les racines », mentionne Bruns.
« Si vous avez un cultivateur à dents, vous ne voudrez pas
les régler pour qu’elles passent aussi près des plantes.
Parfois avec les haricots, il soulèvera les feuilles et il projettera
du sol sous les feuilles pour enterrer les mauvaises herbes qui se trouvent
sous celles-ci. »
Bruns utilise sa désherbeuse mécanique sur un rang à
la fois.
« Je l’utilise surtout pour les cultures où les rangs
sont écartés de 36 pouces, comme le poireau, le maïs,
le chou. Il fonctionne également entre les rangs. La désherbineuse
agit directement à côté du rang, puis la pelle suivante
du cultivateur de l’appareil ventral travaille entre les rangs,
et les pelles qui se trouvent derrière les roues terminent l’opération
», mentionne-t-il.
« Depuis que nous avons acheté ce tracteur, il nous a épargné
une énorme quantité de travail… Je ne recommanderai
jamais assez un tracteur comme celui-là. »
Il y a 10 ans, la ferme « Wild Flight Farm » a payé
ce tracteur environ 2 500 $ et elle a dépensé un autre montant
de 3 000 $ pour le remettre en bon état de fonctionnement.
Kubota avec désherbeuse à paniers
La ferme utilise également un Kubota L245H du milieu des années
1970. Il s’agit également d’un tracteur à moteur
excentré équipé d’un cultivateur ventral.
Bruns a enlevé les instruments de travail du sol et il a installé
une désherbeuse à paniers fabriquée par Buddingh
Weeder Co. de Dutton, Michigan.
« Ce qui me manquait auparavant dans mon système de travail
du sol, c’était que je ne pouvais pas faire des planches
avec le Farmall. Le Kubota me permet de faire des planches », de
dire Bruns.
« Il est conçu pour cultiver des légumes comme les
épinards, les radis, la laitue et les oignons. J’ai réglé
mon système à planches pour obtenir trois rangs par planche
séparés de 18 pouces. Nous nous assurons d’utiliser
les lignes et les plantes avec précision.
« Une semaine ou deux après la plantation, j’utiliserai
la désherbeuse à paniers pour travailler le sol très
près du bord du rang. »
La désherbeuse à paniers comprend plusieurs paniers en
fil métallique qui roulent le long du sol sous le ventre du tracteur.
Les paniers avant entraînent les paniers arrière.
La rangée avant est munie d’un pignon plus gros que celui
de la rangée arrière. « Cela signifie que la rangée
arrière tourne plus vite que la rangée avant », affirme
Bruns.
Les paniers avant exercent une pression sur le sol et ils l’ameublissent
légèrement. Puis, les paniers arrière qui tournent
plus vite s’enfoncent dans le sol et ils le remuent.
Cependant, contrairement à la désherbineuse, la désherbeuse
à paniers ne projette presque pas de sol dans le rang.
« Elle est conçue pour les petites mauvaises herbes d’une
hauteur maximale d’un pouce. Vous ameublissez simplement la surface
du sol sans le projeter dans le rang. Les paniers s’enfoncent à
environ un pouce dans le sol, juste assez pour le remuer et déraciner
les mauvaises herbes », dit Bruns.
« Avec les systèmes hydrauliques, vous pouvez exercer une
pression sur le sol, de sorte que vous pouvez décider à
quelle profondeur vous voulez travailler le sol. Mais si le sol est dur,
ça ne fonctionne pas. Je dois donc savoir quand je peux travailler
le sol. Si on traverse une longue période sèche, je dois
travailler le sol humecté par mon système d’irrigation.
Ou après une pluie, aussitôt que le sol est assez sec, je
serai dans le champ pour travailler le sol. »
Les paniers sont réglés pour cultiver des rangs espacés
de six à huit pouces, mais Bruns veut souvent s’approcher
plus près des rangs de jeunes plants de légumes. Il travaillera
donc le sol près d’un bord du rang, puis ensuite près
de l’autre bord du rang.
« Lorsque j’ensemence, je dépose un peu plus de semences
sur le sol et je les éparpille sur une bande d’environ deux
pouces de largeur. Puis je travaille le sol en allant très près
de cette bande, voire même en déracinant quelques plants.
De cette façon, je sais que je déracine toutes les mauvaises
herbes jusque sur le bord », précise-t-il.
Il l’utilise également pour les plants espacés de
36 pouces. Dans ce cas, elle laisse une petite bande non désherbée
au milieu, mais elle travaille le sol sur les deux rangs extérieurs.
« Les plants de haricots sont espacés de 36 pouces pour
qu’on puisse y accéder et les cueillir. Aussitôt qu’ils
auront poussé, dès la première feuille, j’irai
dans le champ pour éliminer la première repousse des mauvaises
herbes. Quelques semaines plus tard, ils mesureront six pouces de hauteur;
j’irai dans le champ avec l’autre tracteur pour commencer
à les butter. »
À l’arrière du tracteur de désherbage à
paniers, Bruns dispose d’un ensemble de cultivateurs Lilliston à
attelage en trois points qui suivent dans les traces de roues qui se trouvent
dans l’espace entre les planches.
Lorsqu’il désherbe, il travaille toute la planche et les
rangs au milieu à chaque passage.
« Environ un tiers de la superficie cultivée de la ferme
est utilisé pour les plate-bandes. Les autres deux tiers de la
superficie cultivée sont utilisés pour produire des légumes
comme les pommes de terre et le maïs qui exigent plus d’espace.
Les deux cultivateurs me permettent donc d’exploiter les deux styles
de plantation. Nous faisons un petit peu de désherbage à
la main, mais c’est le minimum », dit Bruns.
« J’ai fait une partie du travail avec une machine et une
partie a été faite par mon équipe de binage dans
certains cas, et la machine fait un bien meilleur travail que les personnes
qui désherbent à la main. La machine ameublit le sol, de
sorte que les mauvaises herbes ont de la difficulté à s’enraciner
à nouveau. Et rien n’a été oublié. »
Pour son deuxième système de désherbage mécanique,
Bruns a payé environ 4 000 $ pour la désherbeuse à
paniers et 6 000 $ pour le tracteur.
La ferme « Wild Flight Farm » dispose également de
25 000 pieds carrés de serres; elle peut donc commencer le travail
tôt au printemps et terminer le travail tard à l’automne.
La ferme est certifiée biologique depuis 14 ans. Elle commercialise
ses produits aux marchés des agriculteurs de Revelstoke et de Salmon
Arm et elle vend également des produits à un marché
urbain de livraison de boîtes de produits récoltés
à Kelowna. Bruns a également exploité un système
de livraison de boîtes de légumes basé sur un abonnement
hebdomadaire.
Le CABC remercie sincèrement Western
Producer d’avoir autorisé l'affichage de cet article
sur notre site Web.
English
Affiché en janvier 2008
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