
Effets de 24 heures de privation d’eau associée à
certains aspects du transport sur le comportement et la chimie sanguine
du mouton
R. E. Jackson1, M. S. Cockram2, P. J. Goddard3, 0. M. Doherty1, M. McGilp2 et N. K. Waran1
Résumé
Durant leur transport, les moutons sont potentiellement exposés
à une certain nombre de facteurs (notamment la privation de nourriture
et d’eau, un espace réduit et une température ambiante
élevée) qui ne sont pas liés au mouvement du véhicule
mais qui pourraient entraîner des problèmes pour le bien-être
des animaux, soit individuellement soit par leur combinaison.
Au cours d’un plan d'expérience factoriel 2x2, des groupes
de moutons (n = 6) ont été déplacés de leurs
enclos individuels, où ils avaient accès à de l’eau
et à du fourrage, à des simulateurs d’environnement
maintenus soit à 14°C soit à 21°C. Dans chaque enceinte,
la moitié des moutons avaient accès à de l’eau,
mais ils ont tous été gardés dans un espace de 0.41m2 mouton-1 sans nourriture.
Après 24 h, on les ramenait dans leurs enclos individuels où
il avaient accès à l’eau et au fourrage. Leur comportement
ainsi qu’une série de mesures biochimiques de la déshydratation
et de la privation de nourriture ont été effectuées
avant, pendant et après la période d’expérience.
Pendant la période d’expérience, il n’y a eu
aucun élément probant de déshydratation, et les moutons
ayant accès à de l’eau ont bu moins qu’en conditions
normales. La concentration plasmique des acides gras libres a augmenté
pendant la période sans nourriture; après le traitement,
l’ingestion de foin a été plus grande qu’avant
le traitement. La rapide ingestion de nourriture sèche consécutive
au traitement a été associé à certaines indications
de déshydratation – osmolalité accrue du plasma et
concentration de la vasopressine dans le plasma.
Ceci indique qu’après la consommation de grandes quantités
de nourriture consécutive à une période de privation
d’eau et d’alimentation pendant un transport, il faut accorder
suffisamment de temps aux moutons pour se désaltérer avant
d’entreprendre un autre déplacement.
Source
Animal Welfare (1999) 8: 229-241
(1) Institut d’écologie et de gestion des ressources [Institute
of Ecology and Resource Management, University of Edinburgh, School of
Agriculture Building, West Mains Road, Edinburgh EH9 3JG, UK
(2) Department of Preclinical Veterinary Sciences, Royal (Dick) School
of Veterinary Studies, University of Edinburgh, Summerhall , Edinburgh
EH9 1QH, UK
(3) Macaulay Land Use Research Institute, Craigiebuckler, Aberdeen AB15
8QH, UK
English
Publication : juillet 2008
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