
Influence de substances olfactives sur le rythme cardiaque et le comportement
des porcs durant une simulation de transport
B. Driessen, E. Peeters et R. Geers
Résumé
La présente étude s’est intéressée à
l’effet des substances olfactives sur le rythme cardiaque et le
comportement des porcs au plan du couchage pendant une simulation de transport.
Les cinq variantes testées consistaient à appliquer chaque
substance aux groins des porcs à l’aide de pinceaux. Les
substances étudiées étaient : 1) variante de contrôle
(application sans produit); 2) 2 ml d’une phéromone synthétique
apparentée à des odeurs maternelles; 3) 5 ml d’une
phéromone synthétique apparentée à des odeurs
maternelles; 4) une variante non pertinente, odeur commerciale sans caractéristiques
spéciales; et 5) 2 ml d’un placebo (solvant de la phéromone
synthétique sans ingrédients actifs).
En tout, 90 porcs ont fait l’objet de cette étude, et chaque
variante a été testée sur un groupe de trois porcs
avec six réplicats par variante. On a fait ressentir aux porcs
des vibrations verticales à l’intérieur d’un
simulateur de transport à une fréquence de 8 Hz avec une
accélération de 3 ms-2. L’activité cardiaque
et le comportement des animaux au plan du couchage pendant les vibrations
ont été quantifiés.
Les effets des vibrations ont été considérés
comme statistiquement significatifs – c’est-à-dire
qu’elles provoquaient une hausse de la fréquence cardiaque
et une augmentation du nombre d’extrasystoles ventriculaires (ESV).
Dans l’ensemble, les deux doses – 2 ml et 5 ml – de
phéromone synthétique ont eu pour effet de faire diminuer
les valeurs minimales, moyennes et maximales de la fréquence cardiaque
comparativement aux autres variantes (particulièrement par rapport
à la variante de contrôle et à la valeur non pertinente),
mais seule la fréquence cardiaque minimale a présenté
une signification statistique. Toutefois, c’est avec ces phéromones
synthétiques que le nombre d’ESV a été le plus
élevé durant les vibrations.
Aucun effet en fonction d’une dose particulière de phéromone
synthétique n’a été noté, et on n’a
pas relevé de différences dans la durée de couchage
des porcs. L’utilisation de substances olfactives pourrait accroître
la capacité des porcs à supporter des conditions réelles
de transport et par conséquent, pourrait améliorer leur
bien-être.
Source
Animal Welfare (2008) 17: 155-160
English
Publié en mars 2009
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