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Les effets de quatre types d’enrichissement sur le comportement du picage de plumes chez des pondeuses logées dans des environnements arides

L. M. Dixon1,2*, I. J. H. Duncan2 et G. J. Mason2

Résumé
Le picage de plumes sévère, un comportement potentiellement stéréotypé chez les poulets (Gallus gallus), peut être réduit en procurant des enrichissements. Cependant, il y a peu d’information comparative disponible sur l’efficacité des divers types d’enrichissement.

Fournir du fourrage aux oiseaux est vraisemblablement ce qui diminuera le plus le picage de plumes, car il est généralement admis que le picage de plumes provient du détournement de l’intention de fourrager. Mais d’autres types d’enrichissements, tels que les bains de poussière et les nouveaux objets, ont aussi eu pour effet de réduire le picage de plumes. Dans le but de développer un enrichissement pratique et efficace, ces différentes possibilités doivent être envisagées.

En utilisant le modèle du carré gréco-latin, des oiseaux de 14 jours ont reçu chacun des quatre traitements : i) fourrage; ii) nouveaux objets; iii) bains de poussière; ou iv) aucun enrichissement. Le nombre de manifestations du comportement de picage de plumes et le nombre de coups de bec vers l’enrichissement ont été notés.

Les résultats ont montré que le picage de plumes était le plus élevé lorsqu’aucun enrichissement n’était présent et le moins élevé lorsque le fourrage était fourni, les deux autres enrichissements étant en position intermédiaire. Ces résultats ont été obtenus en dépit du fait que le nombre de coups de bec donnés par les oiseaux dans les fourrages et les bains de sable n’étaient pas substantiellement différents, cela indiquant que ces enrichissements étaient utilisés de façon similaire.

Alors, nous suggérons que l’enrichissement par le fourrage est le plus efficace pour réduire le picage de plume, au moins à court terme, et que des tentatives devraient être faites pour développer un logement pour la volaille qui permette le comportement naturel du fourrage. Quoiqu'il en soit, fournir toute forme d’enrichissement augmentera le bien-être des oiseaux et sera donc bénéfique.


Source
Animal Welfare (2010) 19: 429-435


(1) Animal Behaviour and Welfare, Sustainable Livestock Systems, Avian Science Research Centre, Scottish Agricultural College, Auchincruive, Ayr KA6 5HW, UK
(2) Department of Animal and Poultry Science, University of Guelph, Ontario, Canada N1G 2W1
* Corresponding author, E-mail Laura.Dixon@sac.ac.uk


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Affiché en février 2011

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